— HISTOIRE
UN LIEU DANS LE TEMPS
— HISTOIRE
— ÉPAUTHEYRES
Niché dans le Gros-de-Vaud, entre les vallées du Buron et de la Mentue, le hameau d'Épautheyres existe depuis bien avant les premiers textes qui en gardent la trace. Le sol ici a livré des vestiges d'établissements romains — preuve que ces collines douces, à mi-distance entre Échallens et Yverdon-les-Bains, ont toujours su retenir ceux qui les traversaient.
Au Moyen Âge, la grande dîme d'Épautheyres relevait du Chapitre de Lausanne, seigneurs des lieux pendant des siècles. Les fermes se sont transmises de génération en génération, portant avec elles cette même façon d'habiter la terre — avec soin, avec patience.
Aujourd'hui, le plateau s'étend en terrasses douces sur le versant ouest d'un grand bois, culminant à 695 mètres. Les forêts, les prés, le silence. Épautheyres compte 351 habitants — assez pour former une vraie communauté, assez peu pour que chaque maison compte encore.
Acquérir une ferme ici ne consiste pas uniquement à acheter une maison.
C’est entrer dans une histoire ancienne, et choisir à son tour d’en prolonger la continuité.
— la ferme
Érigée en 1828, au cœur d'une période de consolidation et de confiance pour l'agriculture vaudoise, cette bâtisse témoigne d'une époque où la terre constituait le socle inébranlable de l'économie locale. Avant l'arrivée massive des blés étrangers qui bouleversera le marché dans la seconde moitié du siècle, les années 1820-1830 marquent un investissement durable dans le patrimoine bâti de la région, reflet d'une société rurale stable et prospère.
Cette propriété de caractère vous ouvre les portes du Gros-de-Vaud : volumes généreux, pierres d’époque, charpente en chêne et campagne à perte de vue. Pendant des décennies, elle a vécu au rythme des saisons agricoles. Au milieu des années 70, une famille choisit d’en faire autre chose : une maison, tout simplement. Un foyer.
C’est au début des années 80 que l’intérieur prend sa forme actuelle. Les espaces sont repensés, les pièces distribuées avec soin, sans jamais trahir le caractère du bâti d’origine. L’ancienne exploitation devient maison de famille, et le restera pendant près de cinquante ans — une seule famille, une seule histoire entre ces murs.
photo copyright marcel imsand
C'est aussi ici que l'écrivain suisse Jean-Pierre Monnier a vécu jusqu'en 1997. Reconnu pour une œuvre d'une grande sobriété de ton, publiée dès 1953 aux éditions Plon à Paris, il fut lauréat du Prix Schiller et du Prix Charles Veillon. Ces murs ont abrité une plume.
JEAN-PIERRE MONNIER · ÉCRIVAIN SUISSE · 1923–1997
— l'écrivain qui à vécu ici
— Transmission
En 2008, le toit et la cuisine sont entièrement refaits. La structure, elle, n'a jamais demandé qu'on s'inquiète pour elle.
Ce que l'on acquiert ici, c'est un bâtiment honnête : pas de fioriture, mais une solidité tranquille, des proportions justes, et cette qualité rare dans l'immobilier — le sentiment que la maison a été aimée.